Témoignage de Jérôme Foyer, de Brunoy en région parisienne aujourd’hui, rapporté par Fabrice Duermael, Gédéon de Paris-Est en février 2016.
Ici, considérablement élagué ( 8 pages sinon !), raccourci et remis à peu près en ordre.
Jérôme Foyer, né en région parisienne, ayant vécu de nombreuses années dans le Calvados , a connu une vie d’errance et de marginal.
Ses études se sont arrêtées à Caen au baccalauréat de lettres avec un début de vie universitaire.
Depuis son adolescence ,Jérôme avait, au fil de ses lectures, nourrit la pensée que l’existence n’avait aucun sens, et que tout était absurde. , comme par exemple :« A quoi bon d’aller à l’école, si l’existence s’arrête à la mort ?». Ceci le poussait dans un esprit morbide à avoir des intentions de suicide.
« Je n’avais aucune espérance qui tenait la route, aucune réponse à mes questions et donc aucune raison de vivre !
Cependant, j’avais soif d’expériences, de sortir de mes livres et de rencontrer des
gens : c’était en fait une recherche inconsciente de ce quelque chose qui pourrait
combler ce vide du cœur ! Lors de ma première et seule année universitaire en lettres, tout en travaillant pour une librairie (je distribuais sur le trottoir aux passants des prospectus), mon cœur s’ouvrait aux marginaux de la rue et je me mettais à les fréquenter. Leur manière de vivre exprimait la liberté et aussi une certaine solidarité entre eux due au rejet de leurs proches mais aussi un rejet social. Ce que je recherchais c’était une famille où je me sentais accueilli et là c’était en quelque sorte le cas ! Avec le recul et surtout avec un regard nouveau, tout cela était illusoire, étant fondé sur des sentiments et de l’affectif qui en fait m’enfonçaient dans la boue du péché : j’étais mort spirituellement !
J’étais devenu donc un SDF (sans domicile fixe), dormant dans les cages d’escalier d’immeubles ou dans les maisons abandonnées, j’étais devenu un drogué, une loque, ne me lavant plus…ce n’était pas beau à voir et quand j’y pense, j’en ai honte. Aucun but dans la vie, famille (mes parents) éclatée par le divorce, haine dans le coeur, drogue, vol, mendicité, errance, spiritualité faussée par le mensonge de faux prophètes, occultisme…
Voilà ce qui résumait ma vie d’avant : une descente aux enfers à grande vitesse. J’étais perdu. Et je me perdais.
Toutefois, une force me poussait à ne pas rester dans cette ville de Caen pour ne pas finir clochard. J’étais toujours désireux de rencontrer des gens de d’autres villes, Peut – être inconsciemment, cherchant du secours. Alors, d’abord avec quelques marginaux, puis tout seul, sur les routes de France et d’Espagne, je me mettais avec mon sac à dos et ma tente, à faire la route. C’était l’errance : je ne savais pas où aller, ni dormir la nuit. J’allais souvent dans les montagnes et dans le sud de la France pour son soleil.
Au fil de ces voyages, je devenais extraverti d’introverti que j’étais. J’aimais parler
Avec les gens et je visitais quelques communautés catholiques pour manger, dormir,
et me laver ; mais je ne restais pas longtemps dans ces endroits car je ne voulais pas être pris dans leur système mensonger. Le pire dans mon désespoir : je me voyais vivre toute ma vie comme un routard drogué avec une fausse spiritualité alors que dans sa grâce, Dieu me préservait pour me faire connaître le Fils de Dieu, Jésus, et envoyait donc ses anges m’entourer, afin que j’hérite du salut en Jésus-Christ.
CAR une parenthèse très importante à faire, c’est qu’à l’âge de 18 ans, même si je me disais beaucoup athée, les Gédéons (des chrétiens évangéliques) m’ont offert à la porte du lycée un nouveau testament avec les psaumes, une partie de la Bible. Et ce petit livre a commencé à avoir une place vitale dans ma vie. A ce moment- là, je ne savais pas ce qu’était l’évangile de Jésus-Christ ; mais je le lisais, sous l’influence de cette prof de lettres qui, au lycée, voyant une majorité d’élèves rentrer dans la classe avec ce nouveau testament bleu, s’est mise à le lire à voix haute devant tous. Dès ce jour, ce livre n’allait plus me quitter et puis par la suite la totalité de la Bible ! J’ai le souvenir que, jeune garçon, alors que j’étais dans les ténèbres de ma chambre et de mon existence, voulant même me suicider, lorsque je lisais ce petit livre, (mais je ne me souviens plus de ce que je lisais) , de la lumière et de la chaleur pénétraient tout mon être et j’étais comme en paix. Pour fermer cette parenthèse, la Bible m’a donc toujours accompagné même dans cette vie marginale et d’errance !!!
Ce n’est qu’après avoir fait le service militaire obligatoire en 1994, que là, le Seigneur Jésus-Christ me prit avec douceur la main . J’avais 22 ans et à cette époque, dans mon cœur, je ressentais un grand vide et un désespoir grandissant et pourtant je parlais de Dieu sans le connaitre , je lisais la Bible, d’une manière religieuse, sans ayant eu de révélation personnelle du véritable Dieu. Avec un tel paradoxe de désespoir et d’une soif de spiritualité , malgré tout, je cheminais vers les Cévennes pour rejoindre une communauté de marginaux soit-disant chrétienne qui, je l’ai su bien plus tard, relevait de l’esprit de l’Antichrist, associant drogue, spiritualité, et orgueil ! Je n’ai jamais pu rejoindre cette communauté.
Car, en faisant du stop, et je ne sais pourquoi vers la direction opposée, je me laissais saisir par le » non hasard « . Un automobiliste, voyant chez moi un intérêt pour les choses spirituelles, me parlait de chrétiens qu’il avait entendu parler dans la ville où nous nous dirigions. Il les prenait pour une secte qu’il appelait « les enfants de Dieu ». Mais au contraire, il n’en était rien .
Je me retrouvai donc un jour, près de de l’océan Atlantique en région de Bordeaux, dans une petite ville , Soulac-sur-Mer , à entendre pour la première fois de ma vie la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ et à faire la connaissance d’une famille évangélique chrétienne, authentique dans sa piété. C’était une église de maison, de sensibilité pentecôtiste, ayant reçu le ministère de la part du Seigneur d’accueillir des marginaux, leur annonçant l’évangile de Jésus-Christ, message d’espoir pour les paumés et témoignant d’un changement de vie et de cœur par la repentance et la foi en Jésus. Leurs témoignages m’ont beaucoup touché et je me suis rendu compte que ce qu’ils vivaient n’étaient pas une religion mais la réalité d’une relation personnelle avec Jésus crucifié, ressuscité et glorifié au moyen de la Bible et de la prière. C’était libre et sans aucun système légaliste. Ce qui leur importait, c’était le cœur, de donner son cœur à Jésus et « naître de nouveau » comme le dit la Bible !
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Cette famille chrétienne où je suis resté un an et demi, de fin 1994 à début 1996, avec beaucoup d’amour et de patience m’a annoncé Jésus-Christ crucifié pour mes
péchés et Son amour immense pour moi. Sa présence que je ressentais parmi ces
frères était si réelle et si merveilleuse que mon cœur en a été touché. Après bien de résistance et des combats dans mon cœur mais vomissant littéralement cette vie de marginal, par la puissance du Saint-Esprit, je donnais mon cœur à Jésus, je l’acceptais comme Sauveur et Seigneur de ma vie et de mon âme. L’œuvre de la grâce de Dieu commençait dans mon cœur : je reconnaissais que j’étais pécheur et que j’avais besoin du pardon de Dieu et de Son secours. Je Lui remettais ma vie entre ses mains.
Les effets de la grâce de Dieu et d’une vie nouvelle : Je fus libéré de la cigarette, de la drogue, d’une vie de débauche, du vol, du mensonge et de la haine . J’abandonnais ma vie d’errance pour choisir le vrai chemin de la vie en Jésus-Christ.
Tout cela fut progressif. C’est même après être parti de cette chère famille chrétienne qui a été l’instrument de Dieu pour que je sois sauvé, que je réalisais avec puissance l’impact que l’évangile pouvait avoir dans ma vie et dans les personnes qui étaient perdues.
» L’Evangile est la puissance de Dieu pour sauver ceux qui croient « , nous dit la Bible.
C’est donc à 23 ans que je naquis de nouveau par ce tournant de la proclamation de l’évangile de la grâce de Dieu.
Enfin le vide de mon coeur était comblé par l’amour et la présence de Dieu, un sens à ma vie était donné par Jésus-Christ Lui-même. Le servir et l’adorer d’un cœur vrai et sincère, voilà le but de ma vie, ma raison de vivre !
Après une régénération spirituelle et une stabilisation sociale, j’ai trouvé une famille, celle du corps du Christ. Pour témoigner de mon appartenance au Seigneur Jésus-Christ, et d’une vie nouvelle par la foi en Son Nom, je suis descendu dans les eaux du baptême le 30 Novembre 1998 avec le pasteur Daniel Lacey de l’Eglise Evangélique Baptiste de Caen.
Aujourd hui, marié et père de 4 beaux enfants, effets de la grâce de Dieu, je persévére par sa grâce toute suffisante dans la révélation que j’ai reçu du véritable Dieu en Christ, selon les Ecritures »
« A JESUS TOUTE LA GLOIRE POUR CE QU’IL EST ET POUR CE QU’IL FAIT DANS MA VIE. ! »