A midi, lors de la principale sortie du Collège de Marly-le-Roi, quatre Gédéons de Paris Ouest commençaient une distribution, entourés de nombreux élèves lorsque, derrière leur dos, une femme s’est mise à vociférer: Elle : « C’est une secte – Ne prenez pas la littérature qu’ils distribuent – C’est satanique. Ajoutant l’acte à la parole, elle prenait des mains des élèves les Nouveaux Testaments qu’ils venaient de recevoir. » M’arrêtant de distribuer, je me suis approché de cette virulente opposante qui s’exclamait que nous n’avions pas le droit d’offrir cette littérature à des mineurs sans aucune autorisation. Elle me dit qu’elle était présidente de l’Association des Parents d’Elèves. Elle dépêche une mère de famille auprès du Principal, alerte la Police sur son portable, remercie et reprend ses vociférations. Trois déceptions l’attendent:
1. Elle apprend que le Principal est au courant, ayant reçu notre lettre ; il estime qu’il n’a pas à intervenir, la distribution ayant lieu sur la voie publique, hors de l’enceinte de l’établissement
2. Même réaction de la Mairie: Le Maire avait été prévenu, l’initiative des Gédéons est compatible avec la loi.
3. La Présidente indignée voit avec soulagement arriver la Police. Arrêtez ce scandale ! lance-t-elle aux policiers, dans l’espoir qu’ils nous arrêtent. Les élèves attroupés suivent avec intérêt la scène. Les Gédéons présentent leurs cartes de colporteur et les policiers les autorisent à continuer leur distribution. Pire: ils acceptent les Nouveaux Testaments qui leur sont offerts … et en demandent trois autres pour leurs collègues.
La Présidente éclate alors: S’ils distribuaient du cannabis, les laisseriez-vous faire aussi ?
Le policier : « Madame, s’ils distribuaient du cannabis, le Commissaire de Police n’aurait pas donné son autorisation comme, dûment prévenu, il le fait aujourd’hui pour ces hommes qui sont parfaitement en règle.
La Présidente, folle furieuse de toutes ces déconvenues a du mal à en croire ses oreilles… Je m’approche d’elle et lui demande si elle est Chrétienne.
Elle : « Je suis une Catholique pratiquante, j’enseigne le catéchisme et mes enfants préparent leur première communion. Vous n’avez pas le droit de vous attaquer à des mineurs… » Lui : « En tant que Catholique et Chrétienne, croyez-vous aux Evangiles et à la Parole de Christ ? » Elle : « Bien sûr » Lui : « Vous croyez donc Jésus lorsqu’il dit : Laissez venir à moi les petits enfants. Voici maintenant ces petits enfants qui sortent du Collège et viennent en grand nombre vers nous. Nous sommes porteurs de Sa Parole et, en l’offrant de Sa part aux élèves mineurs, aux petits enfants nous ne faisons qu’accomplir Sa volonté. Nous les laissons venir à Lui. » Je suis tout surpris de m’entendre dire ces paroles auxquelles je n’avais pas pensé. Je m’apprêtais à avancer nos justifications classiques: Loi sur la liberté de la presse, carte de colporteur, etc. quand, j’en suis sûr, le Saint-Esprit m’a donné, comme promis, les mots que je devais prononcer. Et un vrai miracle s’accomplit alors: Après quelques instants de silence, notre opposante me déclare: « Vous me troublez, vous me faites réfléchir. »
Elle s’éloigne, va vers sa voiture où avaient pris place ses enfants qu’elle était venue chercher et, à ma grande surprise, leur remet les Nouveaux Testaments qu’elle avait confisqués aux élèves et qu’elle avait refusé de me rendre.
Ma surprise devait grandir encore lorsqu’un enfant sortit de sa voiture et me dit: « Je suis un ami des enfants de la dame qui me raccompagne. Elle n’avait pas assez de Nouveaux Testaments, pouvez-vous m’en donner un ? » Et, ce jour-là, le Seigneur nous a permis de distribuer plusieurs centaines de Nouveaux Testaments, malgré tous les obstacles.
Témoignage rendu par J.Riols du groupe de Paris-Ouest