Je viens d’aller au bar (du TGV rassurez-vous…). J’ai demandé un croque-monsieur bien grillé. Quand le serveur me le donne il me demande : est-ce que ce n’est pas trop grillé ? Je lui réponds : non, c’est parfait. Et je lui dis pour rire : c’est même plus que parfait. Un contrôleur qui était au bar et avec qui j’avais blagué me dit : « plus que parfait, ce n’est pas possible ! »
Alors je saisis l’occasion pour aborder en douceur un sujet sérieux : je m’approche de lui et je lui dis : ce qui est fait, est fait ; et quand on dit que c’est parfait, cela veut dire que que c’est plus que fait, mieux que fait.
Quand on dit que quelque chose est achevé, c’est que c’est terminé. Mais quand on dit que c’est parchevé… on dit « il a parachevé son oeuvre » c’est encore plus qu’achevé.
Le préfixe « par » veut dire que c’est encore plus.
Et quand on donne quelque chose, c’est donné. Et quand on pardonne, on fait quelque chose qui va au-dela du don !
« Je n’avais jamais vu les choses comme cela » me dit-il. Et on se met à parler du pardon.
Puis je lui dis : celui qui pardonne croit qu’il fait un cadeau à celui qui lui a fait du tort, mais en fait c’est à lui-même qu’il se fait un cadeau.
J’ai entendu une allégorie qui illustre bien cela. Et je lui raconte l’histoire de l’homme qui s’est fait arnaquer et qui vient voir le juge avec son arnaqueur. Le juge pose des questions et constate qu’il y a bien eu arnaque. Mais l’arnaqueur n’a plus l’argent pour rembourser le plaignant car il l’a utilisé pour payer ses dettes. Il n’a plus un sou. Le juge demande au plaignant s’il ne veut pas pardonner. Pas question il est coupable, il doit aller en prison. Le juge condamne le coupable à 5 ans de prison. Le plaignant est satisfait et veut quitter le tribunal. Le juge lui dit : ne partez pas. Dans ce royaume il n’y a pas de gardien de prison. Donc je vous nomme gardien du prisonnier. Allez le conduire en prison et gardez la prison !
Le plaignant s’offusque. Le juge lui dit : si vous ne voulez pas être gardien de prison vous pouvez lui pardonner. Je le libèrerai de prison et vous serez libéré de cette obligation de gardien de prison.
« Pas question, il est coupable, il doit payer ! ». Dans ce cas je ne peux rien pour vous, répond le juge.
Finalement le plaignant est autant en prison que le coupable, jusqu’au jour où il pardonne !
Je trouve que cette histoire illustre bien que le pardon nous libère.
Mon interlocuteur a trouvé cela intéressant.
Là dessus j’ai sorti un « petit bleu » de ma poche et je lui ai demandé : avez vous déjà eu l’occasion de lire le Nouveau Testament ? Il me répond ; non. Je lui dis, alors je vous l’offre. Lisez-le : il parme de pardon. Il a pris le NT et je suis parti… Que la lecture de ce NT l’amène à rencontrer Jésus-Christ à salut !