Jamila à la recherche du Dieu d’amour

Jamila est née dans une famille d’émigrés algériens, aînée d’une famille de 5 enfants. Elle a grandi dans la culture musulmane.
Aussi loin qu’elle se souvienne, elle prie régulièrement Dieu sans le connaître afin d’obtenir sa protection, pour qu’il fasse en sorte que son père ne crie pas, qu’il ne batte pas sa mère, qu’il ne la tue pas.
A 12 ans, en vacances en Algérie, 2 petites filles avec qui elle joue meurent à une semaine d’intervalle puis une copine et sa cousine. Elle comprend alors qu’on peut mourir enfant. Dès lors, elle va chercher Dieu sans discontinuer.
A l’adolescence, elle commence à s’intéresser naturellement à l’islam. Elle lit le coran. A sa lecture, elle comprend très vite qu’il n’est pas inspiré par Dieu. Ce livre lui fait peur. De plus, dans la sourate sur la femme, il est permis au mari de battre sa femme. Non le Dieu d’amour qu’elle recherche ne permet pas cela et elle referme le coran. Il ne s’agit pas de la Parole de Dieu.
Peu de temps après, à la sortie du lycée, des personnes étaient là et distribuaient des petites bibles bleues contenant les évangiles. Elle avait déjà entendu parler de la bible à l’école mais n’en avais jamais eu une entre les mains. Elle savait que c’était un livre interdit pour elle mais elle voulait lire. Alors les jours suivants, elle s’est enfermée dans les toilettes à la maison pour lire le livre en cachette. C’était extraordinaire : à la lecture, elle ressentait comme jamais auparavant un Dieu d’amour qui remplissait son cœur de joie. Elle avait trouvé un trésor.

Un camarade de classe lui a parlé de sa foi ; il était Témoin de Jéhovah. Elle a suivi leur enseignement pendant des années avant de comprendre que leurs pratiques ne correspondaient pas du tout au Dieu d’amour qu’elle avait tant cherché. Elle a quitté les TdJ.
Elle s’est mariée avec un musulman agnostique ; ils eurent 3 enfants. Elle a avoué à son mari sa foi chrétienne. C’était très difficile.
Sans église pour l’encourager, elle s’est éloignée de Dieu. Elle a vécu une vie sans Lui, sans être guidée par sa Parole. Elle n’avait pas de relation personnelle avec Dieu. Lorsque quelqu’un lui demandait quelle était sa religion, elle répondait : je suis une chrétienne sans église et sans baptême parce que je n’ai pas trouvé l’église du Dieu
vivant.
Elle a continué ainsi à vivre sa vie, sans Dieu; et il y a 6 ans, son univers a été ébranlé lorsque son mari l’a quittée. Bien que perdue et éloignée de Dieu, elle savait que le Seigneur ne l’abandonnerait
pas et qu’Il l’aime et la protège. Il lui permet d’avoir un appartement pour se réinstaller avec ses enfants dans la ville de ses rêves, à quelques stations de métro de son travail, et cerise sur le gâteau : il y a une église évangélique dans sa rue, mais elle ne le savait pas encore.
Et elle reprend ses prières : Seigneur je suis perdue, mais je t’en prie, je continue à frapper à ta porte. Un soir elle prie particulièrement pour que le Seigneur l’aide à trouver une église. C’était il y a un peu plus de 4 ans, en octobre 2010.L’église de sa rue tient un stand au marché chaque semaine ; un jour elle prend un tract et constate que leur lieu de culte est dans sa rue. Le dimanche suivant elle est à
l’église. Ses enfants l’accompagnent également. Elle s’est donnée au Seigneur et en mai 2011 elle a été baptisée. Depuis, elle participe aussi au stand biblique du marché le samedi.
Jamila confirme : « Le Seigneur ne m’a jamais abandonné et je remercie cette main qui m’a tendu un ce petit livre bleu ».
Merci Seigneur.