Un semeur sortit pour semer. Toute sa semence tomba là où il ne le fallait pas. Mais, par la grâce de Dieu, quelques grains rescapés tombèrent sur de la bonne terre portant du fruit, l’un un l’autre deux ou trois, rarement plus.
Manifestement je sous-estime notre grand Dieu qui est un Dieu de multiplication.
Un semeur qui ne mettrait pas 80% de sa semence dans de la bonne terre ferait mieux d’aller faire un autre métier. Notre Seigneur le savait. Ses Apôtres aussi. Ce n’est pas à la légère qu’il a pris cette comparaison agricole. Nous devons donc croire que les petits bleus qui portent du fruit sont bien plus nombreux que ceux qui n’en portent pas. Reconnaissons que cela demande un gros effort à notre foi.
Là où les choses se gâtent vraiment, c’est que la parabole nous demande de croire en outre qu’un grain en rapporte 30, un autre 60, un autre 100. Se peut-il vraiment qu’une Ecriture rapporte 30, 60 ou 100 âmes? Seigneur, viens au secours de mon incrédulité!
Le témoignage que voici est une réponse :
Frank part en vacances avec la femme d’un autre (oh le vilain monsieur !). Ils s’en vont, bras dessus, bras dessous filer le parfait amour à Mana. C’est un petit îlot de l’archipel des Fidji.
Là, dans ce petit paradis, Frank est terrassé par une très violente fièvre tropicale, au point qu’il pense mourir. Il demande un médecin. Le directeur de l’hôtel lui répond qu’il n’y en a pas dans l’île. La seule possibilité est d’appeler un avion pour qu’il vienne chercher Frank et l’amène à un hôpital où l’on pourra le soigner.
Frank doute qu’il puisse survivre jusqu’à l’arrivée de l’avion. Lorsque le directeur quitte la chambre, le malade aperçoit une Bible sur sa table de chevet, à côté du téléphone. Il la feuillette distraitement et tombe sur Jacques 5/14-15 :
Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.
Bref, une ordonnance complète: tout ce qu’il faut pour guérir le corps et même l’âme de celui qui est jusqu’au cou dans l’adultère.
On peut longuement feuilleter une Bible avant de tomber sur ce passage. Mais le Seigneur connaissait parfaitement les besoins de Frank. Il l’a conduit directement là où il le fallait. Gloire à Dieu!
Frank rappelle le directeur et demande qu’on lui envoie les Anciens. Le Directeur est bien ennuyé: cela fait un moment qu’il ne met plus les pieds à l’église. Pour gagner du temps, il demande des Anciens, oui, mais de quelle dénomination?
Frank est totalement païen. Cette histoire de dénomination ne l’intéresse pas. Il n’a pas non plus la moindre idée de ce que sont les anciens, mais il sait qu’il lui en faut absolument, et tout de suite!
Le directeur est un homme plein de ressources. Il se souvient qu’il y a un membre de son personnel qui passe son temps à casser les pieds de ses collègues en témoignant pour Jésus. Il est, ma foi, crédible comme Ancien. Il fera l’affaire. On l’envoie prier pour le malade.
Pendant la nuit, Frank se convertit. La fièvre le quitte…
Sur le coup, deux des collègues du Chrétien se convertissent.
L’un amène toute sa famille à Christ, l’autre devient pasteur à plein temps.
La femme retourne vers son mari.
Le directeur reconsacre sa vie à Christ et devient, lui aussi, pasteur.
Quant à Frank, il est aujourd’hui missionnaire en Chine.
Ainsi, une Bible, aperçue au bon moment sur une table de chevet, est-elle à l’origine de la vocation de deux pasteurs et d’un missionnaire.
Qui peut dire combien elle aura sauvé de gens? Peut-être cent, peut-être plus!
Gloire à Dieu pour l’incroyable pouvoir multiplicateur de sa grâce!